Contre pub

1 février 2016

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Il faut détruire la jeunesse

26 novembre 2014

Les agents d’assurances vivent sur la peur du lendemain. Vous vous croyez jeune, mais il y a sûrement un vieux qui sommeille en vous.

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Avant la société vous disait, vivez, faites plein de choses, expérimentez, prenez parfois des risques, engagez-vous, essayez de changer les choses, d’agir sur l’Histoire, d’apporter quelque chose à l’Humanité… Lorsque vous serez vieux, il y aura la retraite, un système qui permet à tous de pouvoir jouir d’un repos bien mérité, garanti par la collectivité et reposant sur la solidarité entre les générations au sein d’une même communauté humaine.

Désormais, il en va tout autrement, vous devenez acteur de votre propre vie, attention, ça ne veut pas dire que vous êtes libre de quoi que ce soit, de vivre votre vie comme vous l’entendez, non, ça veut dire que vous êtes responsable, responsable de tout ce que vous entreprendrez et des conséquences qui en découleront. Il va donc falloir commencer par être prudent, par réfréner vos envies farfelues et vous conformer à celles que l’on vous offre, souvent en promotion, et dont les risques ont été calculés et la production optimisée pour servir la masse. Et, lorsque vous arriverez à la retraite, la société ne vous devra rien, vous aurez dû la préparer, mettre de côté, épargner, économiser, thésauriser, capitaliser.

Chacun pour soi ! La pub est là pour vous le rappeler et vous proposer une solution clé en main vous permettant de souscrire des retraites complémentaires, des assurances vie, des assurances tout risque, des assurances décès, des assurances obsèques…

Car il faut normer, contraindre, discipline, mater, neutraliser, inhiber, refouler, étouffer la jeunesse.

La jeunesse est pleine d’énergie ? Il faut lui inculquer la peur de l’avenir. Le présent ne vaut la peine d’être vécu que dans l’angoisse du lendemain pour acheter des assurances et des retraites complémentaires. L’actionnaire, lui, prospère aujourd’hui sur les peurs de demain. Il ne faut surtout pas que ça change…

La jeunesse se croit éternelle ? Il faut la convaincre de sa mort prochaine, de sa fragilité et de la futilité à vouloir engager quoi que ce soit dans une société qui ne prendra plus soin d’elle.

La jeunesse veut changer le monde ? Il faut lui marteler qu’il n’y a qu’un seul système, qu’il ne sert à rien de se rebeller face au cynisme et au profit. Il faut lui briser les ailes afin qu’elle achète des assurances vie et des retraites complémentaires.

Il faut détruire la jeunesse.

« L’araignée publicité » par Nicole Ferroni :

27 septembre 2014

EZK : Art Against Poverty

14 septembre 2014

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La destruction est un marché qui rapporte

8 avril 2014

Désormais, le réchauffement de la planète entrainant le dérèglement climatique est un fait acquis. Les derniers lobbys qui tentent encore d’insinuer une croyance contraire matinée de théorie du complot et autres fadaises rassemblant l’extrême droite et l’ancien ministre socialiste dans une même détestation des autres au nom de leurs intérêts économiques, relèvent désormais de la psychiatrie.

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Reste que le temps mis à accepter la réalité est définitivement perdu et comme en Com’ il ne faut pas trop faire de message négatif comme celui de devoir « lutter contre » le dérèglement climatique, on retrouve la joie et la bonne humeur de celui de devoir « s’adapter » !

Concrètement en Europe le changement climatique, on s’en fout ! On va perdre quelques kilomètres de côtes ? On fera construire des digues par Bouygue, Vinci et compagnie. On ne pourra plus produire de vin ? On fera des oranges, faut s’adapter ! Il est possible que nos centrales nucléaires ne supportent pas les fortes températures ? On rationnera l’eau des hôpitaux publics pour les arroser. Les rendements agricoles vont baisser ? On ajoutera encore plus d’engrais et on submergera les champs d’OGM. Il y a toujours un moyen de se faire de l’argent, et même, les bénéfices augmentent avec la peur.

Structurellement, l’adaptation permanente est l’état de chaos permanent. C’est une formidable intelligence au service de son admirable perdition. C’est scier la branche sur laquelle on est assis et sauter sur la suivante pour recommencer.
Le stress, les perturbations, les convulsions, les tremblements, les bouleversements, les désorganisations… sont les nouvelles normes. Et pour que celles-ci puissent se développer encore davantage, il faut aussi plus d’ordre, de flicage, de vidéosurveillance, de contrôle, de lois inutiles, de normes insipides, de règles tatillonnes, afin que le corset de la société l’étouffe progressivement jusqu’à sa mort ou son éclatement complet.

On s’adapte déjà aux nouvelles technologies, aux exigences du marché du travail, à la flexibilité, à la mondialisation… Ces injonctions permanentes à détruire ce qui est ancien pour se noyer dans le modernisme béat nous sont habituelles. Il ne faut jamais remettre en question le pourquoi des choses, mais toujours se poser celle de ce qui ne fonctionne pas chez soi, qu’est-ce qui fait que l’on ne soit pas assez performant, au top de sa beauté, que l’on ne soit pas capable de réussir ses vacances… d’autant que la pub nous l’explique à longueur de couloir du métro : il faut consommer pour être conforme ! Consommer des objets, des idées, des services, des gens… Conforme aux représentations publicitaires du monde.

Pour vivre, les Occidentaux n’ont pas besoin d’une carte d’identité, mais d’une carte de crédit. Telle est le nouveau Sésame, la formule magique. Avoir ou ne pas avoir telle est ce qui fait que vous êtes ou n’êtes pas.

Super Trash

25 septembre 2013

Exportons nos graisses !

13 juin 2013

Bon je crois que vous avez compris que s’il y a des gens qui meurent de faim dans le monde c’est parce que vous êtes gros, non ?

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Le confort de notre société occidentale ne repose que sur l’exploitation du reste de la planète, c’est comme ça. Que ce soit pour l’accès aux énergies pétrole, gaz, charbon, aux richesses des minéraux pour nos ordinateurs, nos casseroles, nos voitures, l’exploitation des forêts pour nos meubles préfabriqués ou leur destruction pour l’élevage intensif de viande pour nos hamburgers. Bref, la dévastation du reste du monde est pour notre bien.

Parfois, tout ça nous donne malgré tout mauvaise conscience et là, miracle ! On nous propose de « brûler des calories » pour « lutter contre la faim dans le monde ». On ne nous dit pas de manger moins, de gaspiller moins, mais d’aller danser la Zumba® (oui vous avec bien vu le petit ® après le nom de cette danse qui signifie bien que c’est « une marque mondiale axée sur un mode de vie qui combine fitness, divertissement et culture dans des mouvements de danse-fitness enivrants ! » la culture aussi une est marchandise tout comme Picasso® Mégane®, Sartre®, etc.).

Ainsi pour chaque calorie dépensée, mais aussitôt récupérée à la sortie du cours de danse avec un cocktail à la mode dans un bar Lounge, l’organisateur de ce truc donnera quelques centimes à un organisme mondial dont le but est, avant toute chose, de faire tourner un rouage de plus de l’économie de la charité plutôt que d’essayer de modifier quoi que ce soit politiquement, chez eux ou chez nous.

Vous n’avez donc plus qu’à vous agiter mécaniquement et frénétiquement, les calories dépensées seront calculées scientifiquement. Il faut juste s’inscrire avec un téléphone mobile, car il n’est pas question de perdre la moindre chance de renforcer l’imbrication de nos servitudes (téléphone, carte de crédit et de fidélité, réseaux sociaux…).

Voilà et pour que vous soyez au courant de tout ça on vous l’écrit sur une carte postale gratuite (la boite de com’, les frais d’impression et de diffusion seront récupérés sur votre adhésion au club, bien évidement) avec comme image deux jeunes petits noirs si mignons qui dansent comme des fous (ils ont ça dans le corps les noirs) devant un bidon ville. C’est si fun la misère au soleil !

D’ailleurs le Club Med est partenaire, vous pourrez ainsi lors d’un séjour de vacances là-bas, en avion pour contribuer au dérèglement climatique, voir, par-dessus le grillage qui sépare le camp du reste du pays, le résultat de la redistribution de vos graisses.

Amusez-vous bien !


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