Archive for the ‘Résistances’ Category

« L’araignée publicité » par Nicole Ferroni :

27 septembre 2014

EZK : Art Against Poverty

14 septembre 2014

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ezk streetart

Comment j’ai fini par refuser un jackpot de 340 000 euros

10 janvier 2013

Un joli conte de Noël, ça vous dit ? Jeudi 3 janvier, à 15 h 57, ma compagne, Elodie (qui a acquis, depuis qu’elle me fréquente, le statut enviable d' »agent artistique non rémunéré »), reçoit un courriel émanant d’une agence de pub parisienne. Cette dernière est à la recherche de la « voix » de la prochaine campagne radio de Peugeot et envisage de proposer la mienne à son client. C’est la première fois que je reçois une telle offre de service, mais je sais déjà quelle sera ma réponse. Pas question pour moi, par principe, de collaborer à cette odieuse entreprise de décervelage collectif (pour faire court) que constitue la publicité. Pour qui me prend-on, sapristi ? ! Par la moustache de la mère Denis, je ne suis pas l’ami Ricoré !

Mais avant de signifier mon refus outragé à la satanique officine qui a eu l’impudence d’imaginer que je pourrais me rendre complice d’une opération aussi douteuse que celle consistant à pousser mes contemporains à la consommation, en échange de l’opportunité d’accroître la mienne, je demande à Elodie de s’enquérir auprès de son interlocuteur du montant du cachet que je suis susceptible d’obtenir si ma voix est choisie par son client, par simple curiosité.

La réponse tombe sur l’écran de l’ordinateur quelques minutes plus tard : si la maison Peugeot choisit de jeter son dévolu sur mon frêle organe pour investir les cerveaux que j’aurai moi-même contribué à rendre disponibles en tant que chroniqueur humoristique (ouf !), pour une douzaine de séances d’enregistrement de cinq messages de quelques secondes au cours de l’année, plus les droits de diffusion desdits messages, je toucherai la bagatelle de… vous êtes bien assis ? Un petit remontant, non ? Vous êtes sûrs ? Bon, OK, on y va… 340 000 euros ! Attention, à la lecture du courriel, on comprend que c’est une base de départ et qu’il n’est pas interdit de négocier. A la louche, je dirais que les 400 000 « boules » ne paraissent pas hors d’atteinte. 400 000 euros pour une vingtaine d’heures de travail effectif dans une année. 20 000 euros de l’heure. Même Alain Minc ne touche pas autant pour aider ses clients à choisir entre deux erreurs stratégiques majeures !

Dans un premier temps, avec Elodie, nous nous abandonnons sans arrière-pensées aux joies simples de l’indignation sincère et du sarcasme réparateur :

« Tu te rends compte ! Peugeot licencie à tour de bras, ils vont supprimer 6 000 emplois et fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois rien que cette année, et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards à un gauchiste pour une poignée de spots radio à la con ! Ah, elle est bien gérée, la boîte !

– T’as raison, c’est un pur scandale ! Vendons la 306 en signe de protestation ! »

Deux heures plus tard, reprise du dialogue.

« Au fait, je n’ai pas envoyé ta réponse à l’agence de pub, qu’est-ce que je leur dis ? Oui, ou non ?

– Ben, non, évidemment ! Non ?

– Tu es bien sûr ? Parce que 340 000 euros, ça ne se représentera pas de sitôt.

– Mais enfin, Elodie, c’est délirant ! Tu sais combien gagne un ouvrier chez Peugeot en fin de carrière ?

– Complètement d’accord. Alors, je lui réponds quoi ?

– Bon, rien ne presse ? On verra ça tout à l’heure. »

Cinq heures après, suite et fin.

« Au fait, Elodie, à propos de la voix pour Peugeot, je pensais à un truc ; de toute façon, quelqu’un va la faire, cette pub ? Et se mettre le pognon dans la poche ? Si je la fais moi, on pourra le redistribuer ?

– …

– Ho, je te parle !

– Je t’écoute.

– Bon, il faudrait qu’on en garde une partie pour nous, pour couvrir le supplément d’impôts.

– …

– Et aussi pour me payer mes heures de boulot pour les enregistrements. C’est quand même du taf, tout ça.

– …

– On pourrait garder combien à ton avis ? (Raclement de gorge.) Un tiers ? un quart ?

– … »

Je les ai appelés le lendemain matin à 11 heures pour décliner leur offre. La dame de l’agence m’a demandé si elle pouvait garder mes coordonnées, « au cas où ». Vous croyez qu’elle va me rappeler ?

PS : à ceux qui pensent qu’en racontant cette anecdote je me fais mousser à bon compte dans le rôle du saint laïque incorruptible par le grand capital, je répondrai ceci : pour le « à bon compte », vous avez tort. 340 000 euros, ce n’est pas de la gnognote ! Pour le reste, ce n’est pas faux. Je me fais effectivement mousser (j’adore ça, pas vous ?) puisque, de toute façon, je n’avais pas le choix. Si j’avais accepté cette proposition (et décroché le contrat), mon public (hum !) m’aurait immédiatement lâché en rase campagne (de pub) et il aurait eu bien raison.

Didier Porte, humoriste, chroniqueur à RTL et Mediapart dans Le Monde du 9 janvier 2013

Les Reposeurs

12 octobre 2012

Halte à l’invasion publicitaire dans le métro parisien !

Je suis indigné(e) et écœuré(e) d’avoir à subir dans le métro les innombrables publicités qui s’y trouvent. Elles m’agressent et me fatiguent, je ne peux m’y soustraire sans fermer les yeux. Elles sont trop souvent sexistes, leur matraquage incite à la surconsommation, au gaspillage, à toujours dé-penser plus. Je ne suis pas pour autant opposé(e) à une information commerciale et culturelle.

C’est pourquoi je demande :

    • que l’on supprime tous les supports publicitaires actuellement présents dans le métro parisien ;
    • qu’on les remplace par un maximum de 4 panneaux non lumineux de 2 m² chacun par station, sur lesquels seront apposées des affiches ne dépassant pas le format 50 x 70 cm (format de l’affichage associatif à Paris) ; ce nouveau dispositif, outre qu’il permettra à l’usager de s’approcher pour s’informer selon son besoin au lieu de subir, représentera 8 m² d’affichage par station, contrairement aux 144 actuels (en moyenne) ;
    • que, dans les couloirs, les panneaux, non lumineux, soient espacés par un intervalle d’au moins 30 mètres.

Je soutiens les actions non-violentes de désobéissance éthique des Reposeurs.

Le site des Reposeurs

Cartographie publicitaire

4 juin 2012

Le site cartographie publicitaire porte le projet de recenser les panneaux de pub en France afin d’en dénoncer le nombre et la pollution. Pour ceux qui ont un téléphone sous Androïd, une application vient d’être créée.

Bridget Kyoto : Réclame

21 mars 2012

L’appel de Fukushima

9 avril 2011

Fukushima : mettre la catastrophe sous contrôle citoyen.

Nous, citoyens du monde , étudiants, employés, chômeurs, ouvriers ou paysans, scientifiques ou ingénieurs, artistes ou enseignants, personnels soignants, sociaux, politiques…

Sommes extrêmement préoccupés par la gestion lamentable de la catastrophe de Fukushima par la firme TEPCO.

La firme a-t-elle voulu privilégier ses intérêts en visant une hypothétique remise en route de la centrale ? En tout cas, elle a agi dans le secret et n’a réuni qu’une partie des moyens pour préserver les riverains, le peuple japonais, l’ensemble des peuples et les écosystèmes de notre planète. Elle n’a pas appliqué le principe de précaution pour la prévention maximale du feu nucléaire et de la contamination de l’environnement.

En dépit de quelques protestations l’Etat japonais n’a fait que relayer les informations données par la firme, qui conduit ses actions de manière opaque. Des experts de divers pays ont été associés, sans prise sur les décisions. Les demandes des ONG présentes sur place, notamment Greenpeace et la CRIIRAD, pour une meilleure protection des populations et transparence dans les données, n’ont pas été entendues.

Nous pensons qu’il y a urgence à ce que l’action de TEPCO soit placée sous contrôle international pour faire prévaloir les intérêts des citoyens et la préservation de l’environnement .
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Nous appelons les organisations citoyennes, les scientifiques, les États, les organismes inter-gouvernementaux, à un sursaut général pour exiger une prise en main internationale et citoyenne de la réponse à la catastrophe de Fukushima et au delà, des établissements à risque majeur.

Les États ont trop partie liée avec l’industrie nucléaire pour en être des freins efficaces. Les techniciens locaux ne peuvent plus être laissés seuls face aux difficultés, et sans instance de référence externe face aux incidents qui se multiplient et restent occultés.

La terre dans son ensemble est notre souci commun, elle constitue le socle de l’intérêt général qui doit prévaloir sur des logiques d’entreprise et les logiques étatiques de puissance. Il est temps que les citoyens puissent s’ingérer au niveau international dans les procédures d’expertises techniques qui président à la mise en place d’équipements qui compromettent son caractère habitable.

Les Nations Unies doivent aujourd’hui réorganiser la gouvernance de la catastrophe de Fukishima et prendre en compte toutes les coopérations techniques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales. Ainsi pourra être préfigurée la mise en place de nouveaux dispositifs unissant scientifiques, techniciens et citoyens dans la prévention des risques majeurs et dans les choix industriels et énergétiques.

Premiers signataires :

  • Jean-Marc Adolphe, journaliste, Paris
  • Thierry Baudoin
  • Denis Baupin, maire adjoint de Paris, en charge de l’environnement
  • Jean-Paul Besset, député européen
  • Thomas Berns, philosophe, université Libre de Bruxelles
  • François Boué, physicien, CNRS
  • Frédéric Brun
  • Carolina Cano, sociologue, Paris
  • Jean-Clet Martin, philosophe, Collège international de philosophie, Paris
  • Michèle Collin, chercheur CNRS
  • Antonella Corsani, économiste, université Paris Sorbonne.
  • Emmanuelle Cosse, journaliste, conseillère régionale, Paris
  • Monique Crinon, philosophe, CICP, Paris
  • Jean-Paul Deléage, physicien et historien de l’écologie.
  • Nicolas-Louis DUCLOS, PAST à l’Université de Technologie de Compiègne
  • Geneviève Fraisse, philosophe, CNRS, Paris.
  • Hélène Gassin, vice-présidente en charge de l’environnement, Région Ile-de-France
  • Barbara Glowczewski, anthropologue, CNRS/Collège de France, Paris
  • Eric Guichard, universitaire, directeur de programme au CIPh
  • Yoshihiko Ichida, philosophe, université de Kobe, Japon
  • Rada Ivekovic, philosophe, Paris
  • Alvaro Luna Porras, étudiant, Antony
  • Valérie Marange, philosophe université de Paris VIII, psychanalyste, Paris.
  • Jean-Clet Martin, philosophe, Collège international de philosophie, Paris
  • Georges Menahem, économiste, sociologue, CNRS, MSH, Paris
  • Pascale Molinier, psychologue, CNAM, Paris
  • Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil, Paris
  • Frederic Neyrat, philosophe, Paris
  • Yann Moulier Boutang, professeur de sciences économiques, Compiègne.
  • Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, EHESS, Paris.
  • Peter Pal Pelbart, philosophe, enseigne à São Paulo, Brésil
  • Vicenza Perilli,
  • Jean-Claude Polack, psychiatre, psychanalyste, Paris
  • Beatriz Preciado, philosophe, université Paris VIII
  • Anne Querrien, philosophe, urbaniste, Paris
  • Dominique Quessada, philosophe, Paris
  • Patric Rochedy, conteur, Saint Didier sur Doulon
  • Sophie Roux, enseignant-chercheur, université de Grenoble
  • Isabelle Saint-Saens, ingénieure, Lyon
  • Anne Sauvagnargues, philosophe, PU université Paris Ouest
  • René Schérer, philosophe, Paris
  • Monique Selim, anthropologue, IRD Paris I, Paris
  • Danielle Sivadon, psychanalyste, Paris
  • Isabelle Stengers, philosophe, Bruxelles.
  • Claude Taleb, vice président de la Région Haute Normandie
  • Jérôme Vidal, directeur de La Revue internationale des livres et des idées
  • Patrick Viveret, philosophe, Paris
  • Jérôme Valluy, sociologue, université Panthéon-Sorbonne, Paris 1
  • Dominique Voynet, médecin, Maire, de Montreuil ancienne Ministre de l’Environnement, France
  • Christiane Vollaire, philosophe, Paris.
  • Pierre-Emmanuel Weck, photographe, Paris
  • Charles Wolfe, philosophe, université de Sydney
  • Et les revues Chimères, Ecologie Politique, Mouvement, Multitudes, Vacarme, Pratiques

Signez la pétition ici : http://9700.lapetition.be/