La destruction est un marché qui rapporte

Désormais, le réchauffement de la planète entrainant le dérèglement climatique est un fait acquis. Les derniers lobbys qui tentent encore d’insinuer une croyance contraire matinée de théorie du complot et autres fadaises rassemblant l’extrême droite et l’ancien ministre socialiste dans une même détestation des autres au nom de leurs intérêts économiques, relèvent désormais de la psychiatrie.

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Reste que le temps mis à accepter la réalité est définitivement perdu et comme en Com’ il ne faut pas trop faire de message négatif comme celui de devoir « lutter contre » le dérèglement climatique, on retrouve la joie et la bonne humeur de celui de devoir « s’adapter » !

Concrètement en Europe le changement climatique, on s’en fout ! On va perdre quelques kilomètres de côtes ? On fera construire des digues par Bouygue, Vinci et compagnie. On ne pourra plus produire de vin ? On fera des oranges, faut s’adapter ! Il est possible que nos centrales nucléaires ne supportent pas les fortes températures ? On rationnera l’eau des hôpitaux publics pour les arroser. Les rendements agricoles vont baisser ? On ajoutera encore plus d’engrais et on submergera les champs d’OGM. Il y a toujours un moyen de se faire de l’argent, et même, les bénéfices augmentent avec la peur.

Structurellement, l’adaptation permanente est l’état de chaos permanent. C’est une formidable intelligence au service de son admirable perdition. C’est scier la branche sur laquelle on est assis et sauter sur la suivante pour recommencer.
Le stress, les perturbations, les convulsions, les tremblements, les bouleversements, les désorganisations… sont les nouvelles normes. Et pour que celles-ci puissent se développer encore davantage, il faut aussi plus d’ordre, de flicage, de vidéosurveillance, de contrôle, de lois inutiles, de normes insipides, de règles tatillonnes, afin que le corset de la société l’étouffe progressivement jusqu’à sa mort ou son éclatement complet.

On s’adapte déjà aux nouvelles technologies, aux exigences du marché du travail, à la flexibilité, à la mondialisation… Ces injonctions permanentes à détruire ce qui est ancien pour se noyer dans le modernisme béat nous sont habituelles. Il ne faut jamais remettre en question le pourquoi des choses, mais toujours se poser celle de ce qui ne fonctionne pas chez soi, qu’est-ce qui fait que l’on ne soit pas assez performant, au top de sa beauté, que l’on ne soit pas capable de réussir ses vacances… d’autant que la pub nous l’explique à longueur de couloir du métro : il faut consommer pour être conforme ! Consommer des objets, des idées, des services, des gens… Conforme aux représentations publicitaires du monde.

Pour vivre, les Occidentaux n’ont pas besoin d’une carte d’identité, mais d’une carte de crédit. Telle est le nouveau Sésame, la formule magique. Avoir ou ne pas avoir telle est ce qui fait que vous êtes ou n’êtes pas.

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