Archive for février 2007

Il menace d’arrêter de consommer !

20 février 2007

Si l’idéologie de la consommation peut se sentir menacée ces derniers temps avec tout ce que l’on a à lui reprocher : gaspillage et futilité, pollution chimique et de l’air, réchauffement climatique et destruction de la biodiversité, manipulation et désenchantement, modèle de développement qui s’effoufle et religion de la croissance en berne… Les antipub n’ont que la joie de vivre et le plaisir de l’action, la recherche de modes de fonctionnements et de sen, l’analyse et la fête, le rire et le barbouillage !

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Les actions dans le métro continuent (la suite)

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Le sport, c’est la guerre

19 février 2007

Parce que l’argent, c’est la vie, il lui faut un coach. Parce que le capital est en guerre contre le travail, il faut une métaphore sportive pour illustrer ce combat.

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Le coach : Vas-y ! Fonce dans le tas, écrase tout, pas de sentiment, les affaires c’est pas personnel ! On est là pour faire du fric ! Délocalise, c’est bon pour la bourse ! Assurance, assurance, assurance viiiiiiiiie ! Vous avez droit au crédit ! Supprime les allocs des chomeurs, tous des larves ! L’endettement, c’est l’avenir ! Nique les syndicats, on est en guerre économique ! Les huissiers avec nous et Sarko aussi ! L’argent, c’est le bonheur ! La croissance infinie est belle ! Bé-né-fice, bé-né-fice, bé-né-fice-fice-fice !

La banque : Monsieur le coach ?

Le coach : (encore tout exité, ayant du mal à reprendre son souffle) Oui ?!

La banque : Vous êtes viré !

Le coach :

La banque : Vous faites un excélent travail. Les courts ont plus que doublés ! Mais on souhaiterait garder les bénéfices pour nous. D’ailleurs, l’annonce de votre licenciement vient de faire gagner un demi-point à l’action.

Publicité dans les manuels scolaire ?

15 février 2007

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Bench dans la Carte Blanche de Politis cette quinzaine.

Partager notre vide intérieur

9 février 2007

Paul et Virginie, Roméo et Juliette avaient un amour à partager, une passion, une folie pas le vide de leur vie solitaire pour alimenter les comptes d’une multinationale à coup de prothèse numériques.

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Selon la pub, il faudrait toujours être un héros de quelque chose (de la route, du travail, des loisirs, de sa propre vie…) sinon, nous ne sommes que des minables. Toujours en représentation, en spectacle. L’événementiel remplace l’existantiel on ne vit plus pour soi mais pour le flux canalisé, normalisé par les prothèses numériques modernes (camescope, appareil photo numérique, ordinateur portable, téléphone sans fil…).

La pub est là pour nous aider à rêver, à nous surpasser, à alimenter nos cerveaux d’ambitions marchandes.

Elle détruit nos désirs pour les remplacer par des pulsions d’achat qui nous dépriment et nous rendent minables, cercle vicieu qui nous pousse à consommer pour oublier que nous consommons…

Loin de nous aider à nous élever, elle nous fixe des objectifs inatteignables car ils n’ont jamais été les nôtres, de plus, pour tendre vers eux, il faut abandonner les valeurs humanistes pour celles du libéralisme (compétition, destruction, prédation, captation…) et finir à l’image des machines que nous entassons autour de nous, vide et finalement sans amour.