Bridget Kyoto : Réclame

21 mars 2012
Publicités

Panneau recto verso

17 mars 2012

La logique publicitaire n’a strictement rien à voir avec le bien public.

La raison, la réflexion, le respect et l’attention aux autres, le temps, la vie… tout ça c’est du vent pour le monde marchand.

Ce qu’il faut c’est glorifier tout ce qui détruit, tout ce qui asservi, tout ce qui donne l’illusion de la liberté mais jamais la liberté elle-même, tout ce qui perturbe les sens de chacun pour que tous aillent se vautrer dans l’achat.

27 janvier 2012

J’ai trop trainé à l’écrire mais heureusement une autre personne l’a fait…

Sexisme chez les anti-pubs, par Sylvie Tissot

« J’ai pris ces deux photos le 31 décembre à la station du métro parisien Oberkampf. Mais depuis quelques semaines c’est aussi à Miromesnil, à Saint Michel et sur d’autres lignes que s’étale en grosses lettres le « pauv’ blonde » des marqueurs antipubs. J’avais d’abord trouvé le propos rigolo. Au slogan publicitaire d’un site de rencontre « J’ai découvert mon voisin sur le site CelibParis », la réplique était bien trouvée : « Moi, mon voisin, j’ai juste frappé à sa porte ». Bien trouvée mais malheureusement précédée d’un « Pauv’ blonde ». A quelques mètres de là, c’est par une « connasse » que le même militant avait trouvé malin d’exprimer son agacement face à une marque de vêtement et sa nouvelle collection « Miss France 2012 ». »

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Cass’ toi pauv’ pauvre !

3 janvier 2012

Regardez ! Mais regardez donc ce que vous n’aurez jamais !


Vous pouvez trimer, travailler plus pour vous faire entuber plus, ça ne sera jamais suffisant pour que vous puissiez vous payer du caviar et pouvoir l’étaler sur vos lèvres gercées.

Que croyez-vous ? Qu’il faille du mérité pour pouvoir faire comme elle ? Non, juste être bien né ou avoir arnaqué, volé, manipulé sans état d’âme.
Alors vous me direz que vous ne mangez pas de ce pain-là, que bouffer du caviar avec les doigts ne fait pas partie de vos valeurs ? Mais la publicité est là pour vous marteler que si ! Vos valeurs n’ont pas d’intérêt, votre morale, vos idéaux, ça rapportent rien, on s’en tape complètement.

On est là pour vous faire croire que vos quelques minutes de gloire à la télévision vous feront accéder à ça, que cela vous permettra de vous approcher de nous, mais ça vous cramera les ailes et ce que vous croirez gagner sera cent fois moindre que ce que ça nous rapportera. Vous serez toujours les dindons de la farce !

Allez ! C’est Noël, claquez vos tunes dans des jouets en plastiques bourrés d’électronique en souvenir de vos enfances massacrées par les marchandises futiles qui ne combleront jamais le vide rempli d’inutilités de vos vies de pauvre.

(Photo prise dans un quartier (très) pauvre du XIX° arrondissement de Paris)

Nucléaire : « les cons, ça osent tout … »

1 novembre 2011

Bonjour,

Circule sur le net et FB depuis peu une vidéo dont le culot va garantir une place au Panthéon de la bêtise.

L’intrigue est complexe : C’est une fête. Lui, il est petit. Elle est grande, blonde avec des gros seins. Donc « c’est pas gagner qu’il va la pécho », pour parler le jeune phallocrate.

J’explique pour ceux qui ne parlerait pas couramment le publicitaire : l’homme petit veut toujours assouvir son insatiable soif de sexualité (pourquoi donc, autrement, parler avec une femme ?) et les grandes blondes avec gros seins sont les femmes les plus attrayantes de la planète. Bon, elles sont un peu hautaines, mais si tu as une grosse voiture, tu peux la ramener dans ta caverne en la tirant par les cheveux. C’est que c’est simple, le monde du communiquant.

Bref, le héros (car le héros, c’est l’homme) aborde la jeune femme. Il lui demande si c’est une copine de machine, quel est son nom etc …

Léa regarde au loin et ne semble guère intéressé par José. On sent que c’est pas gagné. Bon, elle lui demande tout de même « Et sinon, tu travailles dans quoi ? » (ben, oui, des fois que… La grosse voiture etc …) Et José de brailler (la musique est forte) « Moi, j’viens d’être embauché dans le nucléaire ». Et là, tout le monde se fige puis les personnes convergent vers José manifestement passionnés et enthousiastes.

José et Léa arrivent à s’extraire de la soirée mais même dans la rue José est poursuivi par les gens formidablement intéressés.

Évidemment, cela évoque spontanément un proverbe populaire : »Les cons, ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ». Mais, à la réflexion, vendre un métier entrainant une surexposition au nucléaire, un engagement dans une saloperie qui menace la planète et tout ça avec comme argumentaire « c’est vach’te bien pour draguer » … et surtout organiser une campagne de propagande nucléocrate basée sur le chantage à la création d’emplois, tout cela suscite l’adaptation d’un autre proverbe : « Pendre le dernier publicitaire avec les tripes radioactives du dernier nucléocrate »

Mathieu Colloghan

La vidéo est ici : http://www.youtube.com/watch?v=P_aPrGSAAJI&feature=player_embedded

« Grenelle de l’affichage » : rupture complète du dialogue

1 juin 2011

Communiqué de presse – 1 juin 2011

Collectif des déboulonneurs, Paysages de France, Résistance à l’Agression Publicitaire

« Grenelle de l’affichage » : rupture complète du dialogue

En fin de matinée une trentaine de militants de nos trois organisations ont bloqué le Ministère de l’Environnement pendant quatre heures. Des banderoles ont été déployées sur le trottoir et dix personnes sont entrées pour occuper la cour de l’Hôtel de Roquelaure.

Cette action visait le décret relatif à l’affichage publicitaire, découlant de la très permissive Loi Grenelle II : généralisation des bâches géantes, écrans publicitaires et aucune mesure efficace concernant la taille et la densité des panneaux…

Un article du Canard Enchaîné de ce jour révèle ce que nous savions de longue date. Ainsi une source ministérielle rapporte que « les gens de Decaux ont littéralement tenu [le] stylo pour écrire le décret. Dès qu’un truc ne leur plaisait pas, ils [le] faisait réécrire« .

Le président de la République a rappelé récemment que le respect de la loi était « intangible » : le comble serait que, dans le cas d’espèce, la loi soit écrite par ceux-là mêmes qui, depuis trente ans, l’ont violée.

Ainsi JCDecaux dicte et Madame Kosciusko-Morizet obéit. La Ministre se répandait récemment dans la presse sur l’art de politiser l’écologie ou d’écologiser la politique. Elle a fait son choix et devient la championne toutes catégories du blanchiment écologique !

Nous ne serons pas la caution morale du saccage organisé des paysages et de l’agression publicitaire. Madame Kosciusko-Morizet assumera les conséquences politiques de son inaction et de sa complicité sur ce sujet. Qu’elle ne prétende plus que cette thématique lui tient à cœur !

Enfin, n’ayant pu rencontrer la Ministre, et puisqu’il vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses saints, nous irons prochainement discuter directement avec JCDecaux.

Pour plus d’informations sur ce décret, voir : http://www.deboulonneurs.org/article548.html

L’appel de Fukushima

9 avril 2011

Fukushima : mettre la catastrophe sous contrôle citoyen.

Nous, citoyens du monde , étudiants, employés, chômeurs, ouvriers ou paysans, scientifiques ou ingénieurs, artistes ou enseignants, personnels soignants, sociaux, politiques…

Sommes extrêmement préoccupés par la gestion lamentable de la catastrophe de Fukushima par la firme TEPCO.

La firme a-t-elle voulu privilégier ses intérêts en visant une hypothétique remise en route de la centrale ? En tout cas, elle a agi dans le secret et n’a réuni qu’une partie des moyens pour préserver les riverains, le peuple japonais, l’ensemble des peuples et les écosystèmes de notre planète. Elle n’a pas appliqué le principe de précaution pour la prévention maximale du feu nucléaire et de la contamination de l’environnement.

En dépit de quelques protestations l’Etat japonais n’a fait que relayer les informations données par la firme, qui conduit ses actions de manière opaque. Des experts de divers pays ont été associés, sans prise sur les décisions. Les demandes des ONG présentes sur place, notamment Greenpeace et la CRIIRAD, pour une meilleure protection des populations et transparence dans les données, n’ont pas été entendues.

Nous pensons qu’il y a urgence à ce que l’action de TEPCO soit placée sous contrôle international pour faire prévaloir les intérêts des citoyens et la préservation de l’environnement .
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Nous appelons les organisations citoyennes, les scientifiques, les États, les organismes inter-gouvernementaux, à un sursaut général pour exiger une prise en main internationale et citoyenne de la réponse à la catastrophe de Fukushima et au delà, des établissements à risque majeur.

Les États ont trop partie liée avec l’industrie nucléaire pour en être des freins efficaces. Les techniciens locaux ne peuvent plus être laissés seuls face aux difficultés, et sans instance de référence externe face aux incidents qui se multiplient et restent occultés.

La terre dans son ensemble est notre souci commun, elle constitue le socle de l’intérêt général qui doit prévaloir sur des logiques d’entreprise et les logiques étatiques de puissance. Il est temps que les citoyens puissent s’ingérer au niveau international dans les procédures d’expertises techniques qui président à la mise en place d’équipements qui compromettent son caractère habitable.

Les Nations Unies doivent aujourd’hui réorganiser la gouvernance de la catastrophe de Fukishima et prendre en compte toutes les coopérations techniques et politiques nécessaires, y compris non-gouvernementales. Ainsi pourra être préfigurée la mise en place de nouveaux dispositifs unissant scientifiques, techniciens et citoyens dans la prévention des risques majeurs et dans les choix industriels et énergétiques.

Premiers signataires :

  • Jean-Marc Adolphe, journaliste, Paris
  • Thierry Baudoin
  • Denis Baupin, maire adjoint de Paris, en charge de l’environnement
  • Jean-Paul Besset, député européen
  • Thomas Berns, philosophe, université Libre de Bruxelles
  • François Boué, physicien, CNRS
  • Frédéric Brun
  • Carolina Cano, sociologue, Paris
  • Jean-Clet Martin, philosophe, Collège international de philosophie, Paris
  • Michèle Collin, chercheur CNRS
  • Antonella Corsani, économiste, université Paris Sorbonne.
  • Emmanuelle Cosse, journaliste, conseillère régionale, Paris
  • Monique Crinon, philosophe, CICP, Paris
  • Jean-Paul Deléage, physicien et historien de l’écologie.
  • Nicolas-Louis DUCLOS, PAST à l’Université de Technologie de Compiègne
  • Geneviève Fraisse, philosophe, CNRS, Paris.
  • Hélène Gassin, vice-présidente en charge de l’environnement, Région Ile-de-France
  • Barbara Glowczewski, anthropologue, CNRS/Collège de France, Paris
  • Eric Guichard, universitaire, directeur de programme au CIPh
  • Yoshihiko Ichida, philosophe, université de Kobe, Japon
  • Rada Ivekovic, philosophe, Paris
  • Alvaro Luna Porras, étudiant, Antony
  • Valérie Marange, philosophe université de Paris VIII, psychanalyste, Paris.
  • Jean-Clet Martin, philosophe, Collège international de philosophie, Paris
  • Georges Menahem, économiste, sociologue, CNRS, MSH, Paris
  • Pascale Molinier, psychologue, CNAM, Paris
  • Ariane Mnouchkine, Théâtre du Soleil, Paris
  • Frederic Neyrat, philosophe, Paris
  • Yann Moulier Boutang, professeur de sciences économiques, Compiègne.
  • Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, EHESS, Paris.
  • Peter Pal Pelbart, philosophe, enseigne à São Paulo, Brésil
  • Vicenza Perilli,
  • Jean-Claude Polack, psychiatre, psychanalyste, Paris
  • Beatriz Preciado, philosophe, université Paris VIII
  • Anne Querrien, philosophe, urbaniste, Paris
  • Dominique Quessada, philosophe, Paris
  • Patric Rochedy, conteur, Saint Didier sur Doulon
  • Sophie Roux, enseignant-chercheur, université de Grenoble
  • Isabelle Saint-Saens, ingénieure, Lyon
  • Anne Sauvagnargues, philosophe, PU université Paris Ouest
  • René Schérer, philosophe, Paris
  • Monique Selim, anthropologue, IRD Paris I, Paris
  • Danielle Sivadon, psychanalyste, Paris
  • Isabelle Stengers, philosophe, Bruxelles.
  • Claude Taleb, vice président de la Région Haute Normandie
  • Jérôme Vidal, directeur de La Revue internationale des livres et des idées
  • Patrick Viveret, philosophe, Paris
  • Jérôme Valluy, sociologue, université Panthéon-Sorbonne, Paris 1
  • Dominique Voynet, médecin, Maire, de Montreuil ancienne Ministre de l’Environnement, France
  • Christiane Vollaire, philosophe, Paris.
  • Pierre-Emmanuel Weck, photographe, Paris
  • Charles Wolfe, philosophe, université de Sydney
  • Et les revues Chimères, Ecologie Politique, Mouvement, Multitudes, Vacarme, Pratiques

Signez la pétition ici : http://9700.lapetition.be/