La communication post-climatique a commencé

Le dérèglement climatique ne serait-il pas au service d’un projet politique ?

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Dans la communication marchande, la monotonie est la mort. Il faut absolument créer des ruptures qui permettre de désorienter le consommateur en allant toujours à aller plus loin dans la transgression afin de créer la confusion et la désorientation propre à l’achat d’impulsion par l’élimination des barrières culturelles et sociales.

Les politiques économiques libérales ne peuvent être mise ne place que par la force d’une coup d’état ou d’une guerre (Pays d’Amérique Latine et Indonésie dans les années 70, Russie dans les années 90 et l’Irak aujourd’hui pour ne prendre que les exemples les plus parlant) et ne peuvent être maintenues que par un régime politique dictatorial. Le prétexte des opposants politiques (terroristes, gauchistes, syndicalistes…) ne sert qu’à museler l’opinion publique afin de lui faire avaler comme indispensable et inéluctable les restrictions qui lui sont alors infligées (suppression des services publics, privatisations à outrance, réductions des budgets sociaux et culturels, exonérations fiscales pour les hauts revenus…).

Mais tout cela est assez violent. Tant que ça se passe loin… Pour nos payas à nous, il faut un peu plus de doigté, l’opinion publique est un peu plus difficile à cadenasser et de plus, elle vote de temps en temps… Il y a bien l’immigration « clandestine » qui devient l’immigration « tout court » pour justifier de nombreux fichiers avec leurs recoupements progressifs, il y a bien les « faux chômeurs » sorte de parasites fainéants qui permettent de justifier l’abandon de la solidarité nationale, idem pour la sécurité sociale infestée de profiteurs… Mais aujourd’hui nous avons un nouveau bouc émissaire, une nouvelle catastrophe : le dérèglement climatique !

Le monde de la pub, toujours en avance sur le reste puisqu’elle est l’avant garde idéologique du libéralisme, s’empare et récupère à son profit le sujet. Elle nous vend des climatiseurs contre la canicule, des crèmes de peaux pour protéger de la pollution de l’air, de l’électricité nucléaire pour protéger l’environnement, des OGM pour combattre la faim dans le monde… et ici des vacances au bord de la mer dans le désert. De toute catastrophe on peut tirer un avantage commercial et qu’importe si la mise en place de ce dernier accélère la catastrophe elle-même, il sera toujours temps de changer de pays, de mode, de culture à mettre sous plastique…

2 Réponses to “La communication post-climatique a commencé”

  1. Eddy Says:

    je trouve sa scandaleux que des publicitaire communique sur ce theme. c’est comme les spéculateurs qui spéculent sur la nourriture. Pour moi ces types ne valent pas mieux qu’un violeur et devraient être considéré comme de la sorte.

  2. mythos75 Says:

    Après avoir longtemps méprisé l’urgence climatique, les publicitaires ont depuis quelques temps changé radicalement de stratégie en tentant de profiter de la prise de conscience collective qui semble avoir lieu actuellement. Et de nous faire croire que ultralibéralisme et société consumériste sont compatibles avec écoligie. Toujours avec ces mêmes absurdités qu’entretient la publicité, exemple avec celles qui fanfaronnent que telle voiture ne rejette « que x grammes de CO2 », sachant parfaitement que la grande majorité des gens ignorent à quelles valeurs une voiture est considérée comme polluante ou non. Ou les pubs pour les entreprises énergétiques. Vu récemment : deux petites éoliennes devant une énorme centrale nucléaire ; excellent plan com’.

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