David Sterboul est mort le 15 novembre 2009… C’est très con…
Je n’ai plus que mes images à regarder, avec ses amis autour. J’ai encore en moi le son de sa voix, sa présence physique, son regard… J’essaie de me souvenir de tous les instants passés ensemble comme si tout allait s’effacer d’un seul coup. La peur de tout perdre, encore, fait paniquer.
Je ne sais pas pleurer mais j’ai la gorge serrée, j’aimerai savoir… savoir pourquoi… savoir ce qu’on aurait pu faire… savoir…
Pétition : « Assez de pub à Radio France ! » (CGT – CFDT – CFTC – SDJ – SUD – SNJ – SJA-FO)
Une pétition de l’intersyndicale de Radio France contre les publicités commerciales (Acrimed).
Assez de pub à Radio France
Le PDG de Radio France Jean Paul Cluzel et la Ministre de la Culture Christine Albanel envisagent, pour des questions budgétaires, d’autoriser les chaînes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, France Musique, Le Mouv, Fip, France Bleu) à diffuser de la publicité de marque.
Quoi qu’en disent les intéressés, et quelles que soient les assurances qu’ils donnent, cette décision enclencherait, comme jadis à la télévision, un mouvement irréversible. Ce mouvement conduirait, à moyen terme, à la destruction de l’identité même des stations de Radio France.
Cela permettrait au gouvernement d’accélérer son processus de désengagement de l’audiovisuel public.
Parce que nous, professionnels de Radio France, sommes fiers d’appartenir à des radios différentes, et parce que nous, auditeurs, sommes attachés au maintien de cette différence, nous disons :
Volem rien foutre al païs Un film de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe.
Le film ouvre sur une intervention (soviétique) de Pompidou à la télévision nous expliquant ce qu’est le libéralisme et pourquoi la France doit indiscutablement s’engager dans cette voie. Un discours que les libéraux d’aujourd’hui n’oseraient même pas tenir tant il est cru. Et comme si ça n’était pas assez clair, le montage cut, nous balance un extrait de pub dans laquelle le patron gifle ses employés pour les endurcir : nous sommes en guerre, en guerre économique.
Le début du film va ainsi procéder par de courtes séquences d’absurdités quotidiennes (grève, infos télé, tentative d’interview de Kesler, visite à l’ANPE…) entres lesquelles vont s’insérer une autre vision du monde (auto-construction en paille, installation de panneaux solaires, toilettes sèches…).
Ces extraits de vie négatifs ne nous choquent pas tellement tant nous y sommes habitués c’est leur accumulation qui nous amène au dégoût. Un peu comme si on s’habituait à voir des cadavres dans les rues mais pas encore les charniers.
Le film cherche alors, doucement, des pistes simples qui peuvent sembler radicales au premier abord tant elles s’éloignent du système dominant.
L’auto-construction, l’autonomie de production alimentaire, l’autonomie énergétique, autonomie des savoir… travers les expérimentations de différents groupes. Mais sans donner de leçon. Chacun les découvre à son rythme, en fonction de sa propre histoire, de ce qu’il est prêt à faire comme chemin et du sens qu’il (re)trouve à sa vie.
Du coup, on échappe assez vite à l’éternel critique «Oui mais si vous êtes contre le nucléaire, vous retournez à la bougie ?» : non, on commence par réfléchir à nos besoins, on met des panneaux solaires quand c’est possible. On ne s’oblige pas à la pureté, on ne quitte pas un monde normatif pour un autre.
L’immense mérite du film est de donner des pistes et de montrer des possibles. Parce que nous faisons tous parti du système que nous critiquons, il nous démontre que nos marges de manoeuvre sont bien plus importantes que l’on ne croirait. Ce fait est assez difficile à penser car il ne s’agit pas de revenir à un âge d’or mais d’inventer autre chose. Il n’a jamais été question de quitter la société, de s’en passer, mais bien au contraire, de permettre à d’avantage de personnes d’y avoir une place. Simplement le système actuel semble tellement verrouillé que certaines prises de consciences ne peuvent mener qu’à des ruptures.
Il dépasse aussi le premier niveau de critique du système. A travers le groupe espagnol à «dinero gratis» qui prend le vol pour comme moyen d’accès à la consommation. Il en démontre rapidement les limite, voler des fringues de marque à la mode ne remet rien en cause profondément, on reste dans le système de sur-consommation. Tout cela réduirait les revendications au pouvoir d’achat.
Mais il pose aussi la question de l’utilisation des allocations chômage, du RMI, d’un revenu d’existence, de la protection sociale de certaines communautés.
Bref, ce film foisonne d’exemples en tout genre, de pistes de réflexions brouillonnes et hésitantes, d’actions concrètes et expérimentales, il redonne envie de vivre en société. Il nous rappel que l’homme n’est jamais satisfait et que finalement il reste encore beaucoup d’aventures à mener même si le film se referme de nouveau sur une claque comme pour nous dire : demandons l’impossible mais soyons réaliste.
Une quinzaine d’activistes de Greenpeace vient de déverser plusieurs tonnes de maïs transgénique devant le QG de campagne de Nicolas Sarkozy, rue d’Enghien, à Paris (Xe). Sagit-il d’une communication à contre pied ? Les agences de pub contactées démentent, avec regrets, être à l’origine de cet événement. L’une d’elles affirme : “Pour peu qu’on nous donne de l’argent, on est prêt à défendre n’importe qui ou n’importe quoi”.
Collectif des Déboulonneurs de Paris – Communiqué de presse – 09 mars 2007, 15h00
Pour avoir inscrit le 28 octobre dernier, devant la gare d’Austerlitz, des slogans antipublicitaires à visage découvert sur des panneaux de 4×3m, sept membres du Collectif des Déboulonneurs de Paris ont comparu devant le Tribunal correctionnel, le 12 janvier 2007. Ce procès a donné lieu à plus de trois heures de débats animés sur les nuisances du système publicitaire. La nécessité de l’action de désobéissance civile non-violente a été aussi longuement expliquée. Face à l’urgence environnementale et sanitaire, constatant que tous les recours ont été épuisés et devant les limites de fonctionnement des canaux démocratiques, ce mode d’action nous paraît légitime pour alerter les pouvoirs publics et leur demander de prendre leur responsabilité.
Le procureur de la République avait demandé que les faits soient qualifiés de dégradation grave et réclamé 500 euros d’amende avec sursis pour chacun des prévenus.
Les sept barbouilleurs ont été reconnus coupables et condamnés à une peine d’amende de un euro. Les faits ont été requalifiés en dégradation légère.
C’est une condamnation symbolique et légère pour une dégradation symbolique et légère. La désobéissance civile non-violente est ainsi prise en compte en tant qu’outil d’expression démocratique. Nous souhaitons que ce message soit clairement entendu par nos responsables politiques.
Jusqu’ici les hommes et femmes politiques sont restés trop longtemps silencieux sur ce sujet. La population exprime pourtant très majoritairement un ras le bol face à l’envahissement de la publicité dans notre société [1]. Suite à nos actions et à nos interpellations [2] nous avons été reçus par le PS et l’UMP et avons obtenu des réponses écrites des Verts, du PCF, de la LCR, du PRG et de CAP21. Christiane Taubira était présente à la sortie du tribunal. Tous font le constat qu’un changement est nécessaire face à la “pollution visuelle et mentale” et à “l’agression” liées à l’affichage publicitaire. Ils souhaitent l’ouverture d’un grand débat national sur le sujet. Ces déclarations doivent maintenant être suivies par des actes et les responsables politiques ont l’obligation morale de mettre en place la structure nécessaire à ce débat.
Le Collectif des Déboulonneurs fera des propositions concrètes en vue de la révision de la loi de 1979 sur l’affichage dès la prochaine rentrée parlementaire.
A 14h00 aujourd’hui s’ouvre devant le Tribunal correctionnel d’Alès le procès de deux membres du Collectif des Déboulonneurs du Gard pour avoir exprimé leur légitime réponse sur des panneaux publicitaires le 26 mai dernier à Anduze.
Si l’idéologie de la consommation peut se sentir menacée ces derniers temps avec tout ce que l’on a à lui reprocher : gaspillage et futilité, pollution chimique et de l’air, réchauffement climatique et destruction de la biodiversité, manipulation et désenchantement, modèle de développement qui s’effoufle et religion de la croissance en berne… Les antipub n’ont que la joie de vivre et le plaisir de l’action, la recherche de modes de fonctionnements et de sen, l’analyse et la fête, le rire et le barbouillage !