La culture de la mort
17 mars 2007Un grand classique de la pub, détourner l’attention en proposant l’exact opposé de ce que l’on fait.

Un magnifique paysage comme il n’en existe pas dans la réalité, une petite touche d’enfance à travers la femme qui vient de récupérer vos culottes courtes qui séchaient sur la corde à linge, une image reposante, calme, douce…
Et puis on lit la signature (EDF) et soudain l’image se transforme. Le calme se fait inquiétant, la tranquillité se fait menace. Là, sous l’herbe, repose des déchets nucléaires qui irradient doucement sans faire de bruit. La mort approche, l’atmosphère se fait pesante, le calme avant l’orage, la vie va bientôt basculer, votre mère va perdre ses cheveux puis mourir comme le petit frère atteint d’une leucémie.
Cette image est un vague souvenir d’enfance, d’avant la catastrophe, du temps où vous ne saviez pas encore, au temps de l’insouciance… L’insouciance qui est l’état dans lequel la pub rêve de vous maintenir afin qui vous acceptiez le système en vous faisant croire que c’est vous qui l’avez choisi.

La dernière action antipub a ainsi rectifiée le message de cette affiche. Surtout par rapport à l’actualité…
Et puis une dernière chose : “un monde sans CO2″ ? Et on fait comment pour respirer ensuite ? L’inculture de la pub est ici manifeste, passant de l’amalgame au mensonge, de le poudre aux yeux à la misère humaine. Comme le nucléaire, la pub est sans douleur mais les deux mène à la mort.




















