Archive de la catégorie «Analyses»

Le fusible, c’est vous

8 novembre 2009

Ah ! Si tous les clients pouvaient être comme cette jeune femme !

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C’est pas compliqué, soit elle dort dans son hamac, soit elle joue les équilibriste. Dans les deux cas, elle intéresse beaucoup les banquiers.

Quand elle dort, elle ne regarde pas trop ce qu’on peut faire de son argent. Financer une usine polluante, des délocalisations, acheter des actions pourries ou des panneaux 4 par 3 de pub dans le métro… On s’en fout comme elle dort, elle ne contrôle rien, ne pose pas de question et puis de toute manière elle n’a rien à dire.

Quand elle ne dort pas, on pourrait croire que c’est un peu plus compliqué, qu’elle pourrait nous tomber dessus ? Non, rien à craindre, regardez bien, elle cherche un équilibre. Remarquez bien, elle cherche toute seule. Avec toute la propagande qu’on finance, elle a fini par y croire à son autonomie, son pouvoir de décision, de choix sans compter ses rêves naïf d’enrichissement. Comme si elle pouvait gagner de l’argent avec tout ce qu’on distribue déjà aux actionnaires et aux traders…

La liberté pour elle, c’est de prendre les risques seule, nous regarde faire.

Parce qu’il y a une chose fondamentale quand on s’occupe de l’argent des autres, c’est de ne pas prendre de risque pour soi mais de les faire porter par les autres. C’est eux qui trinquent en cas de problème. Si on devait avoir une chute de la bourse, un effondrement de l’économie ou je ne sais quelle autre catastrophe qui serait le fusible dans l’histoire ? Qui ? Regardez bien les images, c’est pas nous qu’on serait cramé !

Boucler la boucle

21 octobre 2009

Cette fois le monde n’a strictement plus aucune espèce d’importance… Un nouvel appareil photo… pour se photographier soi-même : l’imagination de ceux qui sont chargé de nos déshumaniser semble sans fin.

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Ça semblait pourtant bien parti. Chacun avec son ballon de couleur mais rapidement la fête sembla bien fade, totalement artificielle. Du coup, le repli sur soi devenait une évidence. Alors est apparu l’appareil à se photographier. Parce que l’appareil photo comme outil de découverte, de rencontre, d’effeuillage des apparences, de projection de soi sur le reste du monde, de tentative d’organisation, d’interrogation, de compréhension de nos sociétés ne sert plus maintenant qu’à se photographier le nombril.

Les autres n’ont plus d’intérêt, pourquoi encore avoir un projet de société ? Le monde a laissé des tas de villes magnifiques à visiter, il y a des milliers de paysages à consommer. Pourquoi encore se regrouper ? Pour exiger quoi, quand il existe des réductions avec mes points fidélité pour partir loin de la grisaille du travail quotidien ?

Non décidément, rien ne vaut soi-même. Et pas question de demander à qui que se soit dans la rue de nous photographier, des fois qu’il partirait avec l’appareil !

Déjà, avec les appareils numériques, l’œil s’était éloigné de l’appareil pour ne plus être que le télé-spectateur de l’écran de la machine, désormais, l’écran ne renvoi plus que l’image serrée de soi-même. Le nombril est l’ultime horizon de nos médiocres vies connectée sur le grand fichier social.

Nous nous sommes “transformé en « mini-photoreporter » de [notre] propre vie, qu’il s’agisse d’immortaliser un événement ou d’exposer [notre] vie sur Facebook” comme l’annonçait, toute excitée, une commerciale pour le Salon de la Photo 2009.

Après avoir consommé le monde, il reste à se consommer soi-même.

La dernière grande aventure humaine est devenue, grâce à l’amplification de multiples prothèses numériques, l’exploration de nos vides intérieurs. Les villes sont muséifiées, le lait a toujours le même goût quelque soit la saison et l’Homme va finir racorni, desséché, vidé de son âme. Il ne peut même pas prétendre revenir à l’animal.

L’Homme du XXI° siècle est obsolète.

Colloque «Télé, pas de pub destinée aux enfants»

8 octobre 2009

Jacques Muller, Sénateur du Haut-Rhin et Maire de Wattwiller et

Le Mouvement pour une Alternative Non-violente ont le plaisir de vous inviter au Colloque «Télé, pas de pub destinée aux enfants»

Exigeons des pouvoirs publics une loi, avec décret d’application, qui interdise toute publicité destinée aux enfants de moins de 12 ans. Une telle loi existe déjà en Suède, pour les chaînes du service public et les chaînes commerciales. Pourquoi pas aussi en France ?

le vendredi 23 octobre au Sénat, salle Gaston de Monnerville, Palais du Luxembourg à Paris de 9h00 à 18h00

Entrée gratuite mais inscription préalable obligatoire dans la limite des places disponibles, pensez à vous munir d’une pièce d’identité.

Contactez : le secrétariat du MAN au 01 45 44 48 25 ou man@nonviolence.fr

Contact presse : François VAILLANT 06.16.08.41.95

Le programme détaillé de ce Colloque au Sénat est à imprimer à partir du site www.nonpubenfants.org , sur lequel vous trouverez également une pétition à signer. À bientôt.

La publicité pollue-t-elle l’économie ?

28 juin 2009

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Vraie publicité d’AREVA

20 mai 2009

Soit réaliste étudiant, le rêve, la poésie, la vie laisse ça au baba cool. On s’est pas donné tant de mal, pendant des années à verrouiller notre position pour que maintenant tu arrives avec tes belles idées écolos pour tout foutre en l’air !

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Détruire nos concurrents, manipuler les médias à coup d’encarts publicitaires comme celui-ci, piller les pays africains pour les mine d’uranium et passer des accords avec leurs dictateurs, mentir constamment sur les rejets radioactifs, les nuages, le tralala sur la sécurité de nos installations, l’exploitation de travailleurs via les sous-traitants… Tout ça serait bien dur à supporter moralement si on avait pas les salaires qu’on a !

On sait bien que le nucléaire n’est pas la solution à l’effet de serre que ça aurait même tendance à l’augmenter en dédouanant la France de faire des efforts dans les secteur véritablement producteur de CO2 comme les transports, les logements mal construit, l’agriculture intensive, le gaspillage énergétique…

On sait bien que le nucléaire pollue énormément pour des millions d’années, que la Hague produit environ un tchernobyl par an avec ses rejets dans la mer, que les conséquences d’un accident se feraient sentir aussi pour des milliers d’années contrairement à une catastrophe comme AZF qui une fois terminée laisse une douleur sans trace.

On sait tout ça ! C’est bon, ne nous énerve pas avec ta jeunesse, ton “avenir devant toi et celui de nos enfants”. Tu comprends pas ? On s’en fout complètement, on veut vivre sur la bête comme des porcs jusqu’à la retraite, AREVA achète nos conscience très chères, on a construit nos vie sur l’égoïsme, le centralisme, le flicage et le fric…

Alors tu envoies ton CV pour rejoindre le camp de la mort ou sinon, pov’ con tu t’casses !

Vraies-Fausses publicités d’Areva : comment Areva trompe les jeunes lecteurs

17 mai 2009

Vraies-Fausses publicités d’Areva et EDF dans la presse : comment Areva trompe les jeunes lecteurs

“Sortir du nucléaire” rend publics les documents confidentiels qui explicitent les tricheries d’Areva

Le Réseau “Sortir du nucléaire” vient de faire condamner EDF et Areva par le tout nouveau Jury de déontologie publicitaire (JDP). En cause, des “vraies-fausses” publicités publiées dans plusieurs magazines pour jeunes. Il s’agit bien de publicités payées par Areva et EDF, mais elles sont présentées comme des jeux-concours, des dossiers, ou des articles qui semblent relever du contenu éditorial du magazine.

Les mentions légales “publicité” ou “communiqué” sont absentes ou détournées. De plus, les logos des magazines figurent sur ces “vraies-fausses” publicités. Le but évident que les jeunes lecteurs se disent “Le nucléaire ne peut pas être une mauvaise chose puisque mon magazine préféré s’affiche ouvertement avec Areva ou EDF”. Il ne s’agit plus de publicités ordinaires mais bien de véritables tromperies.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” décide de rendre publiques les “Conventions de prestation”, confidentielles, signées par Areva avec les éditeurs Mondadori (Science et Vie Junior), Bayard (Images doc) et Milan (Les Clés de l’actualité).

Dans ces documents exceptionnels, qui contiennent des clauses de confidentialité, on peut voir la façon dont Areva élabore soigneusement les “astuces” qui permettent de tromper les jeunes lecteurs.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” s’est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat soient présentés de façon équilibrée, ce qui n’est pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu’il s’agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les méthodes d’Areva et EDF sont d’autant plus injustifiables qu’elles visent des jeunes lecteurs. Fait aggravant, de nombreux établissements scolaires reçoivent les magazines contenant ces “vraies-fausses” publicités. Une fois de plus, l’industrie nucléaire montre qu’elle a autant de mépris pour les êtres vivants, y compris les enfants, que pour l’environnement.
Réseau “Sortir du nucléaire” – Fédération de 840 associations
Dossier du jeudi 7 mai 2009 – Contact : 06.64.100.333

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L’œuvre, c’est la marchandise

6 avril 2009

Le drame de nos sociétés occidentales est qu’il n’y a plus rien à voir, juste à posséder.

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Le capitalisme n’est pas un domaine de création, en principe, juste un système d’échanges économiques. A force d’envahir les autres champs, bien souvent immatériels (la santé, la culture, la pensée…), il en vient à les vider de leurs sens, à en faire des marchandises à son propre service.

On ne regarde plus un Picasso ou un Van Gogh mais un rectangle de 1 million de dollars. C’est désormais du montant de sa dernière vente que provient l’émotion, il valide sa beauté et l’intérêt que l’on doit lui porter. Mais comme ces œuvres sont rares et réservées à l’élite, il faut trouver autre chose à vendre en masse pour les masses.

La télévision a sans doute été le premier média de masse véritablement abandonné au capitalisme. Que les chaînes soient privées ou publiques, elles se confondent dans leur exploration de la médiocrité. Malgré son incroyable capacité à capter l’attention, la plus part des gens ont une opinion de ce miroir déformant et avilissant, c’est pourquoi les publicitaires de cette affiche on dû tenter quelques télescopages audacieux.

Le poste a été placé dans le musée d’Orsay, celui qui contient les œuvres de peintres que la bourgeoisie de leur époque n’a su comprendre mais surtout acheter comme ils auraient dû pour investir. Le téléviseur devient pour un temps, le cadre d’une des peintures les plus chère du monde ,donc forcement, une des plus belles. Par contamination, il devient ce qu’il présente : une œuvres à son tour.

Il faut alors fermement convaincre que le poste est une œuvre d’art car il ne révèle rien, il reproduit, copie et dégrade techniquement quelque chose qui bouleversa la vision du monde de son temps. De plus, une fois possédé, le téléviseur s’avérera une simple boite au regard vide ne nous renvoyant que le désenchantement de notre époque…