
La publicité pollue-t-elle l’économie ?
28 juin 2009 by PeWeck“Sortir du nucléaire” diffuse quatre contre-publicités
15 juin 2009 by PeWeck“Sortir du nucléaire” diffuse quatre contre-publicités et déconseille très vivement de souscrire à l’emprunt EDF




- EDF est lourdement endettée après des investissements insensés en Grande-Bretagne et aux USA
- EDF demande l’argent des Français pour construire des réacteurs nucléaires… en Grande-Bretagne
- Le parc nucléaire français et le chantier du réacteur EPR plombent aussi les finances d’EDF
EDF lance mercredi 17 juin un “grand emprunt obligataire”, appuyé par une forte campagne de communication. Le Réseau “Sortir du nucléaire” diffuse quatre “contre-publicités”, alerte les citoyens sur le fait qu’il s’agit d’un investissement à risque et, de fait, déconseille très vivement d’y souscrire. Cette opération est une tentative de renflouement d’EDF, qui est menacée d’un crash industriel et financier comparable ou même pire que celui d’Airbus en 2006. En effet, EDF est très lourdement endettée pour diverses raisons :
EDF a racheté British energy fin 2008 au prix fort, environ 15 milliards d’euros. Depuis, la valeur de l’entreprise britannique s’est effondrée avec la crise financière mondiale. De plus, cet investissement insensé a été fait le but de construire des réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne : pour mener à bien ce projet, EDF doit à nouveau dépenser de lourdes sommes et, pas plus tard qu’hier, a demandé des aides publiques au gouvernement britannique. Or, ce dernier a très clairement affirmé qu’il n’y aurait pas d’aides publiques pour les projets nucléaires.
Par ailleurs, toujours fin 2008, EDF a racheté (pour 5 milliards d’euros) 50% des activités nucléaires de l’électricien américain Constellation, dans le but de construire des réacteurs EPR. Or, l’EPR n’est pas certifié aux USA et ne le sera certainement jamais car il n’est pas conçu pour résister au crash d’un avion de ligne. (*). Il s’agit donc d’un investissement insensé qui va se révéler parfaitement inutile. Qui plus est, le 23 avril 2009, l’électricien américain Ameren a annulé le projet de construction d’un réacteur EPR dans le Missouri : en l’absence de fortes aides publiques, l’électricité nucléaire est tout simplement trop chère à produire. Il ne s’agit certainement que de la première annulation d’une longue série.
D’autres part, EDF est aussi en grande difficulté concernant le nucléaire français :
- le taux de disponibilité du parc nucléaire est tombé en 2008 en dessous de 80% (cela signifie que chaque réacteur est arrêté en moyenne un jour sur cinq !) ce qui coûte de lourdes sommes à EDF dont les réacteurs sont en mauvais état et se dégradent rapidement.
- le chantier du réacteur EPR, dirigé par EDF à Flamanville (Manche) accumule les déconvenues, malfaçons, retards, surcoûts. Il semble inévitable que ce chantier soit à l’arrivée aussi catastrophique que celui d’Areva en Finlande, qui compte déjà 38 mois de retard et 2,5 milliards d’euros de surcoût. La facture finale sera de toute évidence très lourde pour EDF
EDF est donc très sévèrement endettée et son avenir peut se révéler très sombre. En 2008, son action à la bourse de Paris est passée de 80 à 40 euros. Lorsque la vérité sur l’état de ses finances apparaîtra, le destin d’EDF ressemblera peut être à celui d’Airbus voire même à celui d’Eurotunnel. Le Réseau “Sortir du nucléaire” déconseille donc vivement aux citoyens d’investir dans l’emprunt EDF : pour ne pas financer l’industrie nucléaire… mais aussi pour ne pas risquer de perdre leurs économies.
(*) http://www.nrc.gov/reactors/new-reactors/design-cert/epr/review-schedule.html
Source : Sortir du nucléaire
Vraie publicité d’AREVA
20 mai 2009 by PeWeckSoit réaliste étudiant, le rêve, la poésie, la vie laisse ça au baba cool. On s’est pas donné tant de mal, pendant des années à verrouiller notre position pour que maintenant tu arrives avec tes belles idées écolos pour tout foutre en l’air !

Détruire nos concurrents, manipuler les médias à coup d’encarts publicitaires comme celui-ci, piller les pays africains pour les mine d’uranium et passer des accords avec leurs dictateurs, mentir constamment sur les rejets radioactifs, les nuages, le tralala sur la sécurité de nos installations, l’exploitation de travailleurs via les sous-traitants… Tout ça serait bien dur à supporter moralement si on avait pas les salaires qu’on a !
On sait bien que le nucléaire n’est pas la solution à l’effet de serre que ça aurait même tendance à l’augmenter en dédouanant la France de faire des efforts dans les secteur véritablement producteur de CO2 comme les transports, les logements mal construit, l’agriculture intensive, le gaspillage énergétique…
On sait bien que le nucléaire pollue énormément pour des millions d’années, que la Hague produit environ un tchernobyl par an avec ses rejets dans la mer, que les conséquences d’un accident se feraient sentir aussi pour des milliers d’années contrairement à une catastrophe comme AZF qui une fois terminée laisse une douleur sans trace.
On sait tout ça ! C’est bon, ne nous énerve pas avec ta jeunesse, ton “avenir devant toi et celui de nos enfants”. Tu comprends pas ? On s’en fout complètement, on veut vivre sur la bête comme des porcs jusqu’à la retraite, AREVA achète nos conscience très chères, on a construit nos vie sur l’égoïsme, le centralisme, le flicage et le fric…
Alors tu envoies ton CV pour rejoindre le camp de la mort ou sinon, pov’ con tu t’casses !
Vraies-Fausses publicités d’Areva : comment Areva trompe les jeunes lecteurs
17 mai 2009 by PeWeck
Vraies-Fausses publicités d’Areva et EDF dans la presse : comment Areva trompe les jeunes lecteurs
“Sortir du nucléaire” rend publics les documents confidentiels qui explicitent les tricheries d’Areva
Le Réseau “Sortir du nucléaire” vient de faire condamner EDF et Areva par le tout nouveau Jury de déontologie publicitaire (JDP). En cause, des “vraies-fausses” publicités publiées dans plusieurs magazines pour jeunes. Il s’agit bien de publicités payées par Areva et EDF, mais elles sont présentées comme des jeux-concours, des dossiers, ou des articles qui semblent relever du contenu éditorial du magazine.
Les mentions légales “publicité” ou “communiqué” sont absentes ou détournées. De plus, les logos des magazines figurent sur ces “vraies-fausses” publicités. Le but évident que les jeunes lecteurs se disent “Le nucléaire ne peut pas être une mauvaise chose puisque mon magazine préféré s’affiche ouvertement avec Areva ou EDF”. Il ne s’agit plus de publicités ordinaires mais bien de véritables tromperies.
Le Réseau “Sortir du nucléaire” décide de rendre publiques les “Conventions de prestation”, confidentielles, signées par Areva avec les éditeurs Mondadori (Science et Vie Junior), Bayard (Images doc) et Milan (Les Clés de l’actualité).
Dans ces documents exceptionnels, qui contiennent des clauses de confidentialité, on peut voir la façon dont Areva élabore soigneusement les “astuces” qui permettent de tromper les jeunes lecteurs.
Le Réseau “Sortir du nucléaire” s’est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat soient présentés de façon équilibrée, ce qui n’est pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu’il s’agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.
Les méthodes d’Areva et EDF sont d’autant plus injustifiables qu’elles visent des jeunes lecteurs. Fait aggravant, de nombreux établissements scolaires reçoivent les magazines contenant ces “vraies-fausses” publicités. Une fois de plus, l’industrie nucléaire montre qu’elle a autant de mépris pour les êtres vivants, y compris les enfants, que pour l’environnement.
Réseau “Sortir du nucléaire” – Fédération de 840 associations
Dossier du jeudi 7 mai 2009 – Contact : 06.64.100.333
Let’s make money, un réquisitoire contre l’argent fou
29 avril 2009 by PeWeckAprès We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire, le réalisateur Erwin Wagenhofer revient avec un nouveau documentaire intitulé Let’s Make Money, une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique. Une fascinante plongée au cœur du système financier mondial.
C’est l’histoire de deux mondes qui s’interpénètrent sans jamais se rencontrer. Dans l’un, on ramasse du coton ou on casse du minerai, dans l’autre, on “fait” de l’argent. Entre les deux, une passerelle à sens unique, qu’empruntent les flux invisibles de la finance mondiale. Une frontière immatérielle et pourtant infranchissable, qui concentre entre les mains de 10% de la population mondiale 80% des richesses, et les sépare du reste de l’humanité.
Deuxième long métrage du réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer, auteur de We Feed the World, film événement sur les dérives de l’industrie alimentaire dont nous avions déjà soutenu la sortie en en France en 2007, Let’s make money, dans les salles depuis le 15 avril et sélectionné au festival de Sundance, est une dénonciation de l’argent fou. Une démonstration implacable sur les conséquences humaines, démographiques et écologiques de la dérégulation économique, notamment sur les pays pauvres, un voyage à travers les folles dérives du capitalisme financier.
Une machine à produire des inégalités
Des mines d’or du Ghana aux banques londoniennes, des champs de coton du Burkina Faso aux gratte-ciel de Singapour, des bidonvilles de Madras aux plages de Jersey, le cinéaste s’attaque à l’opacité d’un système complexe dont il tente de démonter les mécanismes tortueux et de montrer toute l’iniquité.
«Je ne pense pas que l’investisseur doive être responsable de l’éthique,
de la pollution ou de quoi que ce soit que produise la compagnie
dans laquelle il investit. Ce n’est pas son boulot.
Son boulot est d’investir et de gagner de l’argent pour ses clients »
Mark Mobius, président de Templeton Emerging Markets.
Le film reflète, par sa construction, la juxtaposition d’univers que tout oppose, Nord et Sud, riches et pauvres, investisseurs et paysans, hommes d’affaires et enfants des rues… Il enchaîne plans-séquences et témoignages multiples, qui illustrent les risques d’une économie sans garde-fous et les méfaits du néolibéralisme triomphant : spéculation effrénée, investissements fictifs, chantage économique, évasion fiscale, surexploitation de la main d’oeuvre, pays du Sud ruinés par le protectionnisme occidental, privatisation des services publics, pollution…
Le vertige des chiffres
Il en montre aussi les aberrations. Dans l’industrie cotonnière, les subventions accordées aux agriculteurs américains empêchent les pays du Sud d’accéder au marché mondial et coûtent par exemple au Burkina Faso 80 milliards de dollars par an, un manque à gagner dont le montant est quatre fois supérieur à la somme que perçoit ce pays sous forme d’aide.
«Si nous ne créons pas un nouveau mode de répartition des richesses,
ce qui a abouti à la Seconde Guerre mondiale se reproduira sous une autre forme.
C’est une nouvelle ère de barbarie qui s’ouvrira »
Hermann Scheer, lauréat du prix Nobel alternatif et député allemand.
Autre scandale, on estime qu’actuellement plusieurs milliers de milliards de dollars dorment à l’ombre des paradis fiscaux où ils échappent à toute forme de taxe. Si cette richesse était imposée au taux très modéré de 30%, les gouvernements du monde entier toucheraient 250 milliards de dollars de recettes annuelles supplémentaires, qu’ils pourraient dépenser pour endiguer la pauvreté et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU…
Au-delà du vertige procuré par de tels chiffres, le film de Wagenhofer cherche à interpeller le citoyen ordinaire, mais aussi le simple contribuable. Celui dont l’argent, une fois déposé en banque, est introduit dans le circuit monétaire international et contribue, sans qu’il le sache, à alimenter un système qui, à l’échelle du globe, ne profite qu’aux populations riches d’Etats privilégiés. Plaidoyer pour une redistribution équitable des richesses, ce film engagé est avant tout un bel hommage aux valeurs citoyennes de l’information.
Source : Oxfam France
L’œuvre, c’est la marchandise
6 avril 2009 by PeWeckLe drame de nos sociétés occidentales est qu’il n’y a plus rien à voir, juste à posséder.

Le capitalisme n’est pas un domaine de création, en principe, juste un système d’échanges économiques. A force d’envahir les autres champs, bien souvent immatériels (la santé, la culture, la pensée…), il en vient à les vider de leurs sens, à en faire des marchandises à son propre service.
On ne regarde plus un Picasso ou un Van Gogh mais un rectangle de 1 million de dollars. C’est désormais du montant de sa dernière vente que provient l’émotion, il valide sa beauté et l’intérêt que l’on doit lui porter. Mais comme ces œuvres sont rares et réservées à l’élite, il faut trouver autre chose à vendre en masse pour les masses.
La télévision a sans doute été le premier média de masse véritablement abandonné au capitalisme. Que les chaînes soient privées ou publiques, elles se confondent dans leur exploration de la médiocrité. Malgré son incroyable capacité à capter l’attention, la plus part des gens ont une opinion de ce miroir déformant et avilissant, c’est pourquoi les publicitaires de cette affiche on dû tenter quelques télescopages audacieux.
Le poste a été placé dans le musée d’Orsay, celui qui contient les œuvres de peintres que la bourgeoisie de leur époque n’a su comprendre mais surtout acheter comme ils auraient dû pour investir. Le téléviseur devient pour un temps, le cadre d’une des peintures les plus chère du monde ,donc forcement, une des plus belles. Par contamination, il devient ce qu’il présente : une œuvres à son tour.
Il faut alors fermement convaincre que le poste est une œuvre d’art car il ne révèle rien, il reproduit, copie et dégrade techniquement quelque chose qui bouleversa la vision du monde de son temps. De plus, une fois possédé, le téléviseur s’avérera une simple boite au regard vide ne nous renvoyant que le désenchantement de notre époque…
Vendre l’invisible après l’avoir contaminé
3 avril 2009 by PeWeckQuand on a déjà pollué la terre pour des millions d’années, il ne reste plus qu’à s’attaquer au ciel…

Dans sa quête éperdue à l’image, EDF, premier producteur d’énergie nucléaire passe son temps à tenter de nous convaincre qu’il sait aussi faire d’autres choses “plus propre”. Une éolienne par-ci, des couples et des enfants heureux par-là… Bref, peu de choses à voir avec les leucémies des bords de centrales, les accidents planifiés et les catastrophes admises générant l’abandon pour plusieurs milliers d’années de vastes territoires, l’entretien de dictatures africaines pour sécuriser l’approvisionnement en uranium, le dénie de démocratie du lobby de l’État dans l’État…
Les publicités pour cette entreprise nous disent tout ce qu’elles ne nous montrent pas… mais ici il y a un petit plus : la pub veut nous vendre, une fois de plus, quelque chose de gratuit : le ciel. Il suffisait de lever les yeux à tout moment pour le contempler, y perdre ses pensées, y projeter ses désirs, sentir le temps qui passe et les défis de la vie…
Détruire la terre ne suffit plus. La grande expérience de la capture de notre avenir par la menace invisible de l’atome, est mise au service de la marchandisation de nos rêves. Dorénavant, posséder un coin de ciel bleu nécessitera un abonnement. Là où il suffisait de rien, il faudra quelque chose.
Le temps s’arrêtera aussi car là où existait l’infini des compositions possibles de nuages, ne image réduite et standardisée nous sera imposée, reproduisant l’identique à dans l’infini.
EDF ne créée rien, elle grignote, s’accapare, marchandise et contamine nos vies pour des millions d’années encore…













